Le Syndrome de l’Imposteur en Dessin

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Vous trouvez toujours que vous n’êtes pas assez bon dessinateur ? Peut-être êtes-vous atteint du syndrome de l’imposteur en dessin ! Ce sentiment d’illégitimité et d’incompétence permanent peut devenir un énorme frein à votre progression dans le dessin. Pourtant, ce n’est pas une fatalité 🙂 Voyons ensemble comment combattre le syndrome de l’imposteur.

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur en dessin ?

Le syndrome de l’imposteur en dessin, c’est lorsqu’on a l’impression de ne pas être à sa place. De ne pas mériter les compliments des autres sur nos œuvres.

C’est l’impression que, comparé aux autres, on ne vaut définitivement pas grand-chose ! Quoi que l’on puisse nous dire, on se juge toujours moins bon dessinateur, toujours inférieur aux autres.

Et cela va même jusqu’à avoir peur que les autres se rendent compte que l’on est moins compétent que ce qu’ils pensent.

En réalité, il est important de savoir que le syndrome de l’imposteur en dessin existe chez des gens de tous les niveaux. Beaucoup d’artistes ont ce sentiment d’illégitimité.

Cela peut être une bonne chose, car c’est un signe de remise en question. On est capable d’autocritique sur son travail. Mais cela peut aussi devenir un énorme frein pour notre progression dans le dessin !

Les risques de ce sentiment d’illégitimité dans le dessin

Le manque d’estime de soi et de son travail peut même pousser à arrêter de dessiner. On se dit : « À quoi bon ? De toute façon je ne pourrai jamais progresser. » On perd toute sa motivation.

À cause du syndrome de l’imposteur en dessin, on ne dessine plus par peur du résultat. Et c’est un cercle vicieux car, moins on dessine, moins on s’améliore !

Le sentiment d’illégitimité peut aussi empêcher de demander de l’argent pour ses dessins. On juge que ce que l’on fait n’a pas de valeur, donc pourquoi ferait-on payer ?

Et si l’on ne se fait par payer, cela nous empêche donc de devenir professionnel. Sans compter que les « vrais » professionnels risqueraient de juger que l’on n’a pas notre place parmi eux !

On se dit qu’on deviendra pro le jour où on se sentira « assez bon ». Mais le problème est que souvent, on ne se jugera jamais assez bon…

Le syndrome de l’imposteur en dessin est ce qu’on appelle en psychologie une « croyance limitante ». C’est un obstacle que l’on se met à nous-mêmes et qui nous retient d’avancer. Or, si l’on veut vraiment progresser un jour, il va bien falloir s’en débarrasser !

La différence entre le niveau réel et l’estime de soi du dessinateur

La première chose qu’il faut comprendre, c’est que le syndrome de l’imposteur en dessin n’a rien à voir avec le niveau réel du dessinateur.

Quelles que soient nos capacités, on se compare toujours à plus fort que soi, en oubliant totalement ceux qui sont derrière nous.

Pourquoi ne pas se comparer à soit-même ? C’est le cas avec ce avant/après de Nathalie, élève de la formation pour apprendre le dessin d’observation.

C’est une vision altérée de la réalité. On manque de recul. On ne se rend pas compte que le problème est dans notre tête, et pas dans nos compétences ou notre absence de compétence !

Si l’on veut parvenir à continuer son chemin et à dessiner mieux, il faut absolument faire ce travail sur soi pour se débarrasser de son sentiment d’illégitimité. Tant que l’on se comparera à plus fort que soi, la progression objective n’y changera rien.

Combattre l’impression d’incompétence pour mieux dessiner

Si vous pensez être concernés par ce manque d’estime de vous, voici trois pistes pour vous aider à combattre le syndrome de l’imposteur en dessin.

Le dessin est un chemin

Il faut parvenir à comprendre que le dessin est un chemin et non pas un objectif. Il n’y a pas de bouton « on/off » ou « bon/pas bon ».

Il y a en revanche des choses que l’on maîtrise plus que d’autres. Comme si on avait un pourcentage de  maîtrise pour chaque domaine ou sujet.

La ligne d’arrivée n’existe pas en dessin. On pourra toujours progresser sur différents aspects.

Arrêter d’être dur avec soi

Lorsqu’on se compare aux autres, c’est toujours aux plus forts, et c’est une source de souffrance.

Il faut bien comprendre que chacun est unique, avec sa personnalité et ses points forts. On ne peut pas se comparer à quelqu’un qui ne pense pas les mêmes choses et s’intéresse à d’autres aspects du dessin.

Il y a tellement de paramètres à prendre en compte : trait, couleur, composition, ombres et lumière… On peut très bien en maîtriser certains et toujours avoir besoin d’en travailler d’autres 😉

Faire confiance au processus

Rappelez-vous toujours qu’on ne naît pas talentueux. C’est uniquement par la pratique que l’on s’améliore.

Plus je pratique, mieux je dessine. Ce n’est que le temps qui me sépare d’un « bon niveau en dessin ».

Comme dans un marathon, il faut regarder droit devant soi, vers son objectif, et non pas au niveau de ses jambes. Progresser en dessin, on le fait heure après heure de dessin. Il faut savoir tenir sur la distance.

En conclusion, je dirais que pour combattre le syndrome de l’imposteur en dessin, il faut faire comme beaucoup de coureurs : ce n’est pas sa position dans la course qui compte. Le but est seulement de se surpasser soi-même. Devenir meilleur en dessin, c’est une course contre soi, et pas contre les autres !

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